Carnet de route

Le Cabaliros à 6 mains 02/2016

Le 23/02/2016 par Bernadette/Philippe/Gérard

Histoire à 6 mains

(ce compte-rendu est une tentative d’écriture collaborative, c’est dans l’air du temps ! BP, Ph.D, G.L)

Il y avait l’Entecade …

Il y avait le Canaourouye…..

Désormais il y aura le Cabaliros,

« Je veux l’avoir et je l’aurai ! » dixit Grand Hongrois.

Le risque d’avalanche étant évalué à 4/5 sur le Cabaliros les projets furent bouleversés.

Rendez-vous aux aurores à Argelès-Gazost, direction Couraduque. Les mesquins diront « Quoi ? une station de basse altitude ?  C’est ça la montagne chez les seniors ? »

Et bien, oui, superbe balade en raquettes jusqu’au col de Liar d’où l’on a admiré………….

le Cabaliros !

Le vent a tourné et la journée s’annonçait tristounette le 18 mais, la suggestion habile d’une grande habituée de la vallée nous fit aller au Pibeste. Certes, pour Grand Hongrois et sa dame, c’était bien la quarantième fois qu’ils y montaient ! Petite pluie, flocons légers et surtout, passé le Col des Portes, une neige vierge. Magie toujours renouvelée d’avancer dans un espace sans traces !

Le Pibeste, où nous avalons un frugal casse-croûte avant qu'un beau nuage noir nous atteigne, et avant que l'onglée ait raison de nos gestes devenus approximatifs. Nous déjeunons sur une plate-forme de l'ancien téléphérique, mais pour l'occasion nous emprunterons comme à l'aller le « télé-Frédéric » plus convivial.

Un moyen de locomotion qui nous a tout de même permis de gravir un dénivelé de 850 m ! Et dire qu'un jour, j'ai entendu un alpinisme chevronné, dont le bonnet ne devait sans doute pas pouvoir envelopper sa « grosse tête », déclarer pompeusement « le Pibeste : tout juste une taupinière » !

Faire le compte-rendu d’une rando c’est toujours être assez sibyllin pour que les participants s’y reconnaissent sans rien qui gêne, et éveiller la curiosité de ceux qui n’ont pu venir - et peut-être même leur faire regretter un peu de n’être pas venus !

Sachez que les conversations furent de haute volée intellectuelle : il y fut question, dans le désordre, des magazines passionnants à feuilleter dans les salles d’attente, des amours de l’ancien ministre des affaires étrangères, des amours de la dame de l’ancien président de la République. Un lien ? Il y fut question des Inconnus et de fins connaisseurs rejouèrent des sketchs pour ceux qui y avaient échappé jusque-là. Il y fut question de cimaises. Il y fut aussi question du syndrome de Stendhal… et vous irez chercher de quoi il est question ! Haute volée intellectuelle, vous dis-je !

Le champagne avait coulé, une année de plus pour le gentil organisateur (GO)

Mais je ne peux passer sous silence un fait qui, de tout temps, entâchera cette sortie., un fait qui, comme moi j’en suis sur, vous révoltera,ou vous scandalisera, … Cela dépendra de votre degré d'intolérance.

Alors que l'hôtelier nous octroyait nos chambres, je vis un de nos cafistes dont je tairai le nom bien entendu, se glisser derrière moi.

Il était donc convenu que je partagerai ma chambre avec cet individu. Je l'appellerai G2 pour la commodité du récit. Il y avait 2 lits dans cette chambre : un petit et un grand. Je sentais G2 très tendu. Dans un souci d'apaisement, je lui déclarais tout de go que j'adorais les petits lits, et que s'il n'y voyait pas d'inconvénients, je préférais prendre celui-ci.

C'était bien méconnaître mon G2… Et il commença à me mal parler.

-« Oui ! C'est toujours comme ça avec vous, vous vous croyez plus fort que nous, ce n'est pas parce qu’on n'est pas élu qu'il faut nous traiter ainsi, c'est fini l'époque des privilèges, et il n'y a aucune, absolument aucune, raison, que tu t'accapares de cette couche que je convoite également..... »

Le ton montait, montait et il s'en fallut de peu que nous n'en venions aux mains.

Mais, prenant sur moi, bien entendu, me reposant sur ma situation bien supérieure à la sienne, je décidais donc d'obtempérer et de lui céder la dîte couche. 

A contrecoeur, penaud, voire : un peu honteux, il faut bien le dire, je me dirigeai la tête basse vers le grand lit, à mon grand dam...

C'est donc ainsi, Amis, que l'on traite de nos jours, nos chers élus ….ils ne demandent qu'à servir humblement, modestement, à tendre la main aux petites gens, ne veulent n'en tirer aucun avantage, aucun bénéfice, et ils ne reçoivent en échange que : vindicte populaire, suspicion, se font taxer de mauvaise foi, pire : de mensonges....

Amis je peux bien vous l'avouer, les yeux dans les yeux : « je n'ai jamais, je dis bien jamais, ni à Pierrefitte ni ailleurs, demandé à dormir dans un grand lit !!!!

La vérité étant ainsi rétablie....

En vertu du droit de réponse, G2 prend la main (ou plutôt les deux puisqu'il s'agit au cas présent d'une histoire à 6 mains) pour affirmer que les crampons de son indifférence s'enfoncent tranquillement dans le glacier de tels mensonges.

Ah depuis que nos élus font appel aux conseils en communication !...leurs discours regorgent de mauvaise foi.

Si toutefois il échappe aux ciseaux de la censure, G2 se contentera de reprendre ce beau texte d'Yves DUTEIL :

Ce n'est pas ce qu'on fait qui compte, c'est l'histoire, c'est l'histoire,

La façon dont on le raconte pour se faire valoir.

L'important dans la bataille, c'est l'histoire, ….

En résumé, aux prochaines élections, G2 sait pour qui il ne votera pas !

Fort heureusement,ce séjour comme à l'accoutumée, s'est achevé au bistrot de la place centrale pour un moment de convivialité au cours duquel on refit « l'histoire » de ces deux journées, mais la question d'une campagne électorale dans les instances du Club Alpin curieusement ne fut pas évoquée.

Merci Frédéric pour ton attention toujours discrète mais efficace.

Et le Cabaliros ne perd rien pour attendre.







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