Carnet de route

Le Palas et autres aventures

Sortie :  du

Le 10/10/2016 par Dominique

10 participants pour cette sortie, dont deux nouvelles têtes. Moyenne d'âge indéterminée : disons entre 7 et 77 ans ans en grignotant un peu les marges, mais en tirant plutôt vers celle de droite. Et moi qui me disais : « Chouette, ma première sortie week-end, je vais grimper avec des jeunes, ça me changera des sorties semaines avec ces gâteux de retraités ! »
Le téléphérique et le petit train d'Artouste ne fonctionnant plus, il fallut bien se résoudre à monter à Arrémoulit avec les pieds et non les fesses, au grand dam d'une certaine Isa... dont je tairai le nom.
La fameuse vire d'Orteig nous permit d'avoir un avant-goût sur la manière dont chacun appréhendait les passages vertigineux : plus ou moins sauvagement agrippé à la main courante. Comme nous étions en vue du refuge vers 16 heures, trois options se dégagèrent : filer direct au refuge, y descendre mais en contournant le lac, grimper le pic d'Arriel histoire de se mettre en jambe pour le lendemain. Ambition revue à la baisse pour ce dernier groupe qui se contenta d'une version raccourcie du pic.

En découvrant le refuge grand comme un mouchoir de poche, 28 places version emballage sous vide, on se dit que deux jours avant, certains avaient bien fait de mettre en doute la parole de l'organisateur comme quoi « Le refuge n'était plus gardé et qu'il était donc inutile de réserver». D'autant que d'autres groupes mieux informés avaient réservé avant nous et que du coup, il affichait complet. Mais complet de complet, car d'autres randonneurs arrivèrent inopinément dans la soirée. Ceux-là furent condamnés à dormir sur les tables de la cuisine, ce qui nous contraignit d'ailleurs à écourter notre repas et nous fit mettre au lit à l'heure où on couche habituellement les nourrissons.
Justement, à propos des couchettes, voyant leur agencement en boîte de sardines (ou de maquereaux, mais je ne voudrais vexer personne), certain médecin dont je tairai le nom fut pris d'une angoisse aussi soudaine que rédhibitoire : « Et si le dortoir était infecté de punaises de lit ! » Malgré la garantie formelle de la gestionnaire « Que non, il n'y en a pas », l'angoisse ne fut pas désamorcée, loin de là. En cause, l'arrivée impromptue de randonneurs ayant dormi la veille au refuge de Larribet où, paraît-il, « c'en est rempli à ras bord» aux dires de certains cafistes qui y avaient dormi récemment. La proposition du dit mèdecin de les laisser dehors ne faisant pas l'unanimité, on laissa à la gestionnaire le soin de leur trouver une place au chaud entre sardines et maquereaux.

Bref, le sujet contribua à animer la conversation du dîner. Et que je t'évoque, les boutons, les pommades, les hospitalisations d'urgence, les oedèmes, les morts (!) et autres joyeusetés que nous procurent ces adorables petites bébêtes. Finalement, la conclusion revint à Stéphane : « Faut pas que quelqu'un fasse un oedème et double de volume cette nuit, on n'a pas assez de place sur les couchettes ! »
Après une nuit plutôt animée (je vous laisse imaginer, tout cafiste a vécu ça plusieurs fois dans sa carrière), mais sans punaises, le groupe décolla, fin prêt et dans les temps, pour une grimpée vers le Palas par la fameuse arête des géodésiens. Arête que tout le monde appréhendait avec plus ou moins d'angoisse compte tenu de sa réputation :  facile techniquement, mais très aérienne et vertigineuse. Les fantasmes en étaient d'autant plus alimentés qu'aucun des participants ne l'avait encore réalisée.

Et on ne fut pas déçu...

Certes, quelques-uns, plus sensibles au vide ou moins expérimentés, furent encordés par notre gentil organisateur, mais le groupe, entier, soudé et en bon état physique et mental, parvint à bon port, c'est à dire au sommet, et réalisa la descente dans les mêmes conditions. Il n'en fut pas de même pour rejoindre le refuge où le chacun pour soi finit par l'emporter... surtout pour un écrivaillon plus malin que les autres, qui réussit l'exploit de partir le premier et arriver le dernier, en s'échinant à trouver, et surtout perdre, des cairns qui n'avaient rien à voir avec l'itinéraire.
En conclusion : un beau week-end, ensoleillé, une belle montagne, et un groupe sympa (mais en est-il autrement au CAF ?). Mention spéciale à nos deux nouvelles adhérentes qui furent plus qu'à la hauteur pour une sortie de niveau 4. Preuve en est, l'attendrissante petite phrase que leur adressa notre gentil organisateur au moment de la séparation : « Pas de problème, je vous reprends à ma prochaine sortie ! ».
Les autres, on essayera de se caser...

Merci à notre GO et à l'ensemble des participants pour ce WE animé et convivial.

Dominique

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