Carnet de route

Une rando qui a du piquant

Sortie :  Adartza du 02/11/2016

Le 02/11/2016 par Bernadette

Du trajet jusqu’au Pays basque, vous ne saurez RIEN : brouillard. Du point de départ vers Lindus, vous ne saurez RIEN : 3 ou 4 demi-tours seront nécessaires pour le trouver !

Lindus. Le nom  fait rêver : des couleurs de sari, du bleu, du rose, du jaune, des parfums de curry et de cardamome… Mais je digresse, je digresse, nous sommes au Pays basque et Lindus (Lindoush nous dira une autochtone chasseresse)  est un sommet inscrit dans l’histoire des guerres napoléoniennes car occupé par  une redoute : un tracé carré ceint de fossés profonds, quelques vestiges des constructions.  Deux ornithologues patients y comptent à longueur de journée les vols de grues, de cigognes et palombes.

La montée nous a valu quelques écorchures pour traverser les ronciers qui gagnent le chemin et notre guide n’a prévu ni coupe-coupe, ni sabre... Idem au retour. Mais pourquoi, diable, repasser par là alors qu’un autre chemin se dessine ? A cause des châtaignes ! Tous les gourmands ont prévu de faire une halte. Brillantes et rondes dans leurs bogues plus que piquantes ! Aïe les doigts, quand le pied ne parvient pas à les ouvrir.

Baïgorry : notre gîte inspire de grandes inquiétudes au Grand Hongrois organisateur de cette sortie : avec un prix plus qu’imbattable, qu’allons-nous trouver ? Son ami le Montois et l’auteur de cette chronique renchérissent lourdement, s’inquiétant des punaises qu’on pourrait y trouver... Et bien, NON, nous ne pouvons que vous recommander un gîte propre où le randonneur est bien nourri.

Quoique : il fallait bien que l’un d’entre nous soit pris de démangeaisons sournoises mais qui, au final, semblent davantage dues au stress  (???) qu’à des piqûres.
Du petit matin qui suit, comment dire la splendeur du lever du soleil ? La vallée est noyée dans la brume, les sommets des collines y flottent comme des îles éclairées par une lumière dorée. Estampes chinoises, Baie d’Along… Le Grand Sage du groupe (grand voyageur oubliant ses démangeaisons) aura cette parole historique :
« Pourquoi voyager si loin, alors que la beauté est là si près de chez nous ? ». On démarrait fort !

Rude montée à la chapelle d’Oylarandoy.  Deux petits cols plus loin, Leizarze, Aharza,  après avoir traversé avec discrétion les postes de chasse, on attaque la montée de l’Adarza. Au sommet, moment parfait : douceur de l’air, vue dégagée, fumées d’écobuage qui montent au loin, couleurs d’automne. De ces moments qui font dire : " On reste encore un peu ! "

Vous aurez noté que ces deux jours de randonnée se sont déroulés sous des cieux ensoleillés, j’insiste, une température idéale, j’insiste, et comme toujours de beaux moments d’amitié partagée. Merci Grand Hongrois !

Bernadette







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