Carnet de route

Les Épicuriens....

Le 29/07/2017 par Collectif Chamonix

Les Epicuriens en forme (interrogative) à Chamonix

Dimanche  2 juillet 
:   Qui part à Chamonix en minibus ? Vous connaissez le parcours ? Non ? Qui sait ce que l’on va faire ? Les uns ont un parcours détaillé, les autres un résumé… on verra !

On retrouve toujours avec plaisir le chalet du Tour : mais où sont les enfants ? Depuis 4 ans que l’on vient en début juillet, on les a vus grandir. On n’ose pas demander à Véronique… Tiens son mari est là, pas parti en course comme d’habitude ? Et il est pâlot…. Que se passe-t-il ?
Dîner : petit papier sur la table : « 13 CAF Bordeaux », mais on n’est que 9  dans notre groupe ! Mystère, mystère. Qui peut se joindre à nous ???? Surprise ! Claude Gourdon et son épouse font un petit séjour à Chamonix.

Lundi 3 juillet : pour découvrir la triste évolution de la Mer de Glace, on se reportera au superbe montage photos de Michèle. On fait connaissance avec Marc : il a mis ses belles chaussures en cuir – genre chasseur alpin. Misère ! une semelle se décolle … direction Chamonix : ohhhh ! les belles Sportiva qui vont lui donner des ailes toute la semaine ! Premier repérage pour les amateurs de Magnum, pas le champagne, non, les glaces. Il y a les amateurs du Magnum « amandes », « ceux (celles)  du « Double Caramel » et ceux (celles) du « tout chocolat » ? On fait des affaires au Petit Casino (pas à la roulette ! à la supérette !). 

Mardi 4 juillet : direction Le Lac Blanc. On y monte accompagnés d’un groupe de Coréens solidement équipés, protégés comme des apiculteurs ! Pause sur un replat : des bouquetins aussi s’y prélassent. Tiens ! Comment s’appelle la femelle du bouquetin ? Et son petit ? (Solution en bas de page[1])

Au refuge du Lac Blanc le groupe se divise : les contemplatifs et les actifs.  Classez les individus selon les options : Danièle, Michèle, Marc, Gérard, Anne, Bernadette, Marie-France, Orane, Jean-Michel. (Solution en bas de page[2]). Donc, les contemplatifs contemplent : Mont Blanc sous un grand soleil, les Drus, au loin les Grandes Jorasses. Jusqu’au coucher de soleil bouleversant de beauté. Donc (bis) les actifs s’activent à la suite de Mathieu (notre accompagnateur, jeune, sportif, souriant, patient) : ils grimpent jusqu’au Col du Belvédère. Paraît que le panorama sur les Fizes est magnifique…

Mercredi 5 juillet : itinéraire en balcon jusqu’au Brévent toujours sous le soleil. Festival de parapentes colorés qui  se balancent dans le ciel. Sûr ! La prochaine fois, on descend en parapente. Deux randonneuses (des noms ! des noms !  Solution en bas de page[3])  optent pour une descente depuis la Flégère pour aller réserver les magnums, une obsession, on vous le dit ! Les autres poussent jusqu’au Brévent. Peut-être est-ce jour-là qu’on découvre La maison des artistes que l’on va fréquenter assidûment pour la beauté du cadre et la fraîcheur des mojitos.
A l’écart de la foule et du bruit des rues commerçantes, la Maison des artistes est un havre de paix dans un parc. De style Art nouveau cette propriété a été construite en 1926 par les frères Couttet qui ont introduit le ski dans la vallée. Son dernier propriétaire fut Maurice Herzog. André Manoukian et Pascal Armand ont initié  le projet d’un lieu destiné à accueillir en résidence d’artistes des musiciens de jazz.  Cosmo jazz,  festival réputé non seulement pour la qualité des musiciens mais aussi pour la beauté des sites où se déroulent les concerts, s’accompagne désormais de Cosmo jam. De superbes studios en sous-sol, une scène en plein air, des fauteuils confortables face au Mont Blanc, un merveilleux endroit pour les Epicuriens que nous sommes. 

Jeudi 6 juillet : Parlons montagne quand même ! Direction les chalets de Miage sous le dôme du même nom. Un autre merveilleux endroit.  Un peu de toponymie : Miage signifie « milieu » ; donc, équilibre, sérénité. Et c’est vraiment ce que l’on ressent. Ce  pâturage accueillant  reçoit le soleil longtemps dans la journée. Pour preuve : nous dînerons dehors vers 20 heures.  Une quinzaine de petits mazots  ont été transformés en gîtes d’étape.  Les fleurs y ont une intensité particulière, à la limite de la phosphorescence. Pourquoi ? Réponse du botaniste du groupe : pour mieux attirer les insectes car la vie est courte là-haut…
On s’accorde une petite montée supplémentaire  au sommet du Truc pour jeter un coup d’œil  aux chalets d’alpage de l’autre côté.  Paraît que des bergers y fabriquent un délicieux fromage blanc qui fait rêver les gourmands. Le Truc ??? Un sommet arrondi.

Vendredi 7 juillet : s’attaquer au Col du Tricot avant que le versant ne reçoive le soleil. On détricote rapido de l’autre côté pour aller se balancer sur la passerelle himalayienne qui franchit le torrent Bionnassay. Mathieu nous guide un peu plus haut voir une curiosité : le lac sub-glaciaire d’un marron laiteux. Sous la poussée du glacier, les pierres y chutent régulièrement. Puis la balade en balcon se poursuit à travers la forêt. Chacun y va de sa halte : pour une photo, pour un besoin pressant qui pousse à abandonner ses bâtons en bord de chemin : « Qui a kidnappé la randonneuse ? » demande le papa accompagné de ses enfants… Comment a-t-il su qu’il s’agissait d’une randonneuse ???

Samedi 8 juillet : Direction Col de Balme puis l’aiguillette des Posettes ; pourquoi « aiguillette » ? Ce sommet tout rond n’a vraiment rien d’une aiguillette.  Superbe point de vue sur le glacier du Tour qui ravive quelques souvenirs du début de Chamonix-Zermatt.
Et voilà qu’on approche de la magie de notre semaine de randonnée : après une semaine de grand beau, l’orage gronde dans la descente ! On arrivera mouillés au refuge du Tour, dernier verre avec Mathieu qu’on peut féliciter pour sa patience ! Il y a toujours quelqu’un pour lui poser la question à laquelle il a déjà répondu…Une douche et hop ! un dernier mojito à La Maison des Artistes !

C’était une rando douce pour des Epicuriens, on vous l’avait déjà dit …

[1] L’étagne et l’étanou[2] Les contemplatifs : Danièle, Jean-Mi, Michèle, Marie-France, Orane, Bernadette

Les actifs : Anne (le chamois du groupe), Marc (avec ses belles chaussures), Gérard (toujours partant) et Mathieu bien sûr.

[3] Michèle et Danièle, spécialistes es Magnum. 







CLUB ALPIN FRANCAIS BORDEAUX
96 COURS DE LA MARTINIQUE
33000  BORDEAUX
Contactez-nous
Tél. 05 57 87 66 66
Permanences :
merc 18:00-19:30 jeudi 18:30-20:00
Agenda