Carnet de route

L'art de l'impro

Le 12/01/2018 par Bernadette

L’art de l’impro


Récapitulons… (car l’affaire, chers amis, est à rebondissements). Un coup d’œil à l’agenda nous éclaire sur cette cascade  de modifications. 

12-13 Décembre 2017 :  Pic de Gabedaille ; la route d’accès  n’est pas dégagée, le Grand Montois (l’encadrant), au pied levé, opte pour le Lac d’Estaens, sortie prévue les 9 et 10 janvier 2018
9-10 Janvier 2018 : sortie annulée le 7 janvier, reprogrammée le 8 (vous suivez ?) : au programme Le Pic de Gabedaille en remplacement du Lac d’Estaens initialement  prévu (vous suivez ?)
Mardi 9 : Ciel dégagé, neige fraîche, belle montée aux cabanes d’Ansabère. Le Grand Montois biche. Le Pic de Gabedaille est pour le lendemain, une belle course, raquettes, piolet et crampons. Que du bonheur en perspective ! 
Mais voilà que le soir,  l’Aubergiste des Voyageurs, l’air grave, annonce que la route des Forges d’Abel n’est toujours pas déneigée… NON ? Si ! Alors ? Retourner au Lac d’Estaens ?  Peu d’enthousiasme. Qu’à cela ne tienne : nous monterons à Laberouat, direction le Pas d’Azun. Mais voilà que Madame l’Aubergiste, l’air grave, nous annonce que la route n’est pas dégagée…
Imaginez le choc ! Silence à table. Le Grand Montois, la mine déconfite, quitte la salle sans même jouer une seule partie de belote. Personne ne moufte. C’est dire la contrariété…L’heure est grave.

Lendemain matin : Le Grand Montois, mine réjouie, œil pétillant, tête de bois comme tous les Landais – je prends des risques -  a fini par trouver à 4 heures du matin, nous dit-il. Bingo !  Direction plateau de Lhers (la route doit être dégagée mais personne n’ose poser  la question), nous monterons vers le refuge d’Arlet. Fin de route au gîte d’étape de Lhers. Il est à peine 9 heures.  La faible pente est idéale pour discuter. Mais, passée la cabane de Pourcibe la trace n’est plus faite. Soixante centimètres d’une belle poudreuse ralentissent notre progression. Les éléments masculins se relaient avec ardeur pour ouvrir la voie. Nous irons jusqu’à l’intersection Pic de Gabidouer/Pic d’Arlet. Un vent froid s’est levé, une brume légère voile de temps à autre le ciel. Retour à la cabane que Michèle a réchauffée en y marchant activement. 13h30, la table est prête.
Personne dans ce bout de vallée que peu d‘entre nous connaissaient,  bonheur d’aller dans une neige vierge. Il y avait le Canaourouye  comme disait Phildis – notre épistolier préféré- dans sa  lettre de janvier, il y aura désormais le Gabedaille ! Mais on admirera dans tous les cas l’art avec lequel les encadrants doivent improviser. Du grand art !







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