Carnet de route

Le Tour du Mont Rose

Le 01/07/2018 par Bérénice

Le tour du Mont Rose

Interprété par  les duettistes C et B 

 

Avant tout n’imaginez pas   de coucher ou lever de soleil flamboyant qui justifierait que le Mont Rose porte ce nom … non, son nom vient du patois valdôtain  rouésa qui signifie glacier. 

Le tour du Mont Rose emprunte les chemins des Walser. Notre imagination toujours fertile nous avait fait imaginer que ces Walser (prononcez valseurs) pourraient bien être des musiciens amateurs de valse… 1-2-3 et 1-2-3 et 1-2-3, rythme entraînant qui nous donnerait le tempo. On se voyait bien s’élever et descendre allegro vivace (ma non troppo), 1-2-3, 1-2-3,   soit les 5510 m, dénivelée positive, et les 5490 m, dénivelée négative…En cumulé, bien sûr ! L’histoire sera un peu différente…. 

 

Les Walser n’ont rien de valseurs. D’origine germanique, ce peuple a colonisé des vallées reculées au Moyen Age. De beaux chemins empierrés, parfois même en escaliers permettent de passer une vallée à l’autre. Des portions en excellent état surprennent : travail de  l’armée italienne, nous a-t-on dit. 

 

Notre première étape de mise en jambes nous mène au pied d’une vierge couverte d’or au Col de Monte Moro, que l’on apercevra de loin depuis le col de Turlo lors de notre 2ème journée. La descente eut raison de quelques genoux qui optèrent le lendemain pour une étape beaucoup plus originale : 170 km, 3 bus, 2 taxis et une bonne sœur compatissante qui les embrassa de bon cœur après les avoir sauvés dans leur périple erratique. Un miracle ! Retrouvailles au  beau refuge Pastor,  un ensemble de bergeries bien restaurées. Couchage, restauration, toilettes, autant de petits chalets posés sur une pelouse bien verte. Flûte ! L’un de nous manque à l’appel : « Où est passé Charlie ? »  Une fugue ?  Et, dans un accord parfait,  sur les sentiers environnants se lancent les amis, l’un monte pendant que l’autre descend.  Charlie offre  à Patrick, notre accompagnateur grand amateur de trail, l’occasion de courir. Vraiment généreux de sa part, car nous, on ne court pas vraiment sur les chemins pentus ! Ouf ! Charlie était là, non loin. Soulagement. Soupirs.  

 

De telles dénivelées, agrémentées de nombreuses pauses,  nous offrent  dans la même journée de passer de l’harmonie des prairies fleuries à la sévérité du minéral encore assez souvent caché par des névés. Des chalets coquets en hébergement, pasta et polenta pour refaire nos forces, et bière toujours fraîche. 

 

Nous traversons aussi l’immense domaine de ski de Breuil-Cervinia. Et si l’on est  peiné de voir de telles installations en haute montagne - il fallait bien quelques bémols - nos pieds ne rechignent pas à emprunter telle et telle remontée qui nous permettent de faire deux étapes en une. La dernière, attrapée in extremis (ah ! la ponctualité des Suisses !)  après une longue montée nous conduit  au superbe  refuge Téodulo. D’une salle panoramique, toute en vitrage,  (ah ! ces Suisses !) nous attendons que les nuages se dispersent pour contempler le Cervin. Nous n’en verrons que la pointe, un bref moment. 

 

Le lendemain, point de guides pour monter au Breithorn, cerise sur notre gâteau. Des nuages, du vent aussi, paraît-il, au sommet. Un départ « matinal » à 8h30 qui ne manque pas de nous surprendre ! Mais ils seront là, pour nous accompagner pendant une heure le long d’une piste de ski sur un glacier dont on ne verra guère le danger ! Sentiment amusé de participer à la caisse de retraite des vieux guides du val d’Aoste ! 

 

 

Concert de remerciements pour notre maestro Bernard qui a négocié avec Allibert notre parcours,  renégocié un remboursement, a trouvé  de bons hébergements à l’arrivée comme au départ, et a su obtenir d’une petite dame de nous laisser utiliser sa place de parking ! Vielen Dank , Bernard ! 

 






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