Carnet de route

Week-end encadrants

Le 10/04/2019 par Gilles Duval

Bordeaux : Week-end encadrants et autres raisons de se réjouir sans se fatiguer
J’avais manqué au moins deux éditions (aux Cabannes, en Ariège, et à Lescun), ce qui me permet d’apprécier celle-ci davantage encore, et de me réjouir de récents changements dans le club, rendus plus sensibles par le passage du temps. Ma dernière participation est assez facile à situer, car elle précéda de peu une ascension (hors CAF) de la face Nord de l’Ossau dont je faillis revenir dans un sac plastique avec une fermeture éclair, pour mieux me faire aimer la vie ; c’était en 2015, sur une journée, avec canoë sur la Leyre. Dans ces beaux jours d’automne, les 29 et 30 septembre 2018,  nous nous étions donné rendez-vous à Bidarray. Originaire d’un village proche (Sames, connu pour sa gare de péage et son méchoui des fêtes locales ; deuxième quinzaine d’août, venez nombreux !), je n’aurais jamais imaginé y camper. Je suis plutôt habitué à y passer pour randonner alentour avec mes retraités locaux du mardi* [*ainsi dénommés car, retraités toute la semaine, ils sortent le mardi (le mercredi ou le jeudi s’il fait mauvais le mardi) ! Au fait, Jacques, la prochaine fois, c’est toi qui amènes le champagne, le foie gras et le gâteau ? T’en fais pas, je me charge de la glacière et du rouge! Petit Marcel : comme d’habitude, café plus vodka mongole Gengis Khan (ça existe : glurps !)]
 Plus épisodiquement, je me rends à Donibane Garazi (Saint-Jean-Pied-de-Port) chez Arrambide, à l’Hôtel des Pyrénées : ris d’agneau aux cèpes, un massacre : euh, non, pardon : une tuerie ! Et tant pis pour  les « doryphores » (Bordelais) mal embouchés qui prétendent que « vinaigre » en basque, ça se dit « Irouléguy » !
Par pudeur, presque par honte, je dirai peu de chose sur les non-activités aux allures de prétextes prétendument pratiquées pendant ces deux jours. Si les adhérents savaient ! Mais étions-nous venus pour briller ? Je retiendrai que les plus dynamiques s’essayèrent à la spéléo (autant jouer dans la boue) pendant que les autres échouaient dans leur tentative d’atteindre le sommet du modeste Larla ; ils en inventèrent un simple « tour » original (peut-être pas la peine d’en publier le topo). Je crains même que nous ne nous soyons plantés dans l’itinéraire ! Le second jour, les marcheurs s’élancèrent dans la « Grande Diagonale » pour aller admirer et encourager les grimpeurs au sommet du Mondarrain : « Ikurrina » (drapeau basque) au sommet, vue sur la mer ; expédition qui ne fut pas lancée en pure perte puisque Sophie revint lestée de deux énormes citrouilles achetées au bord de la route.  Repas à la  fortune du pot ; et le samedi soir grillades aux petits légumes magistralement gérées, et en toute décontraction, par Philippe. Pour résumer, on n’a rien fichu, on (n’) a pas mal bu, et on a bien rigolu ; c’était couru !
A la honte collective, il faut ajouter la honte personnelle. lorsque, décontenancé, et ne sachant à qui je m’adressais, je serrai la main à un retardataire et bredouillai un vague « bonjour » à son adresse et à celle de son épouse. Par chance je m’en tins là, évitant de m’enfoncer, car je m’aperçus plus tard qu’il s’agissait du guide Christian Ravier, que j’avais déjà vu à la télé, mais jamais rencontré. Le soir, il nous présenta un magnifique diaporama où il retraça ses activités avec enthousiasme mais retenue, et évoqua avec pudeur ses rencontres et les amis disparus.
Ce week-end convivial, agrémenté de la présence de quelques conjoints qui nous ouvrirent d’autres  horizons (non montagnards),  n’est qu’un aspect de la vie de notre club. 
Je pense au regain de vigueur de la section alpinisme. Elle avait été tenue à bout de bras par un petit nombre de personnes pendant plusieurs années : Patrick, bien sûr ; Emeric, Philippe, Etienne, Marie-Hélène. Je la retrouvai étoffée, rajeunie, féminisée, plus dynamique, sympathique et entreprenante que jamais, avec Jean, Anne-C, Maud, Sylvain, Alexis ; un plus grand nombre d’encadrants, de nombreuses sorties falaise et de longs séjours dans les Alpes. Vous êtes nos stars ! Rencontre d’autant plus appréciable que par la force des choses nous avons peu d’occasions de pratiquer ensemble. Il faut dire aussi que pour la plupart ils encadrent l’escalade en salle, le jeudi, qui est aussi le jour où les randonneurs se rendent au club pour organiser le covoiturage. Sachant que les grimpeurs n’aiment pas forcément marcher, cela faisait beaucoup d’obstacles. Nos nouveaux cadres administratifs (Dominique et Philippe) y ont trouvé un remède facile à avaler : deux fois par an nous tenons au club une « auberge espagnole », où les mets et les boissons les plus variés s’étalent joyeusement sur les tables. Lors de la dernière édition, notre président national, le très sympathique Nicolas Raynaud — j’eus beaucoup de mal à faire autrement que le vouvoyer — nous fit l’honneur de sa visite et remit la médaille du Club Alpin à notre vétéran, désigné en toutes circonstances sous son seul prénom, « René » ; cela suffit pour les célébrités. A Jean nous devons d’avoir patiemment organisé une « master class » d’escalade avec un champion, initiative propre à motiver nos jeunes. J’avais eu personnellement l’occasion en tant que bénévole d’admirer la fine fleur des grimpeurs français à Roc’Altitude, la salle d’escalade de Villenave-d’-Ornon, pour les championnats de France universitaires. C’est une expérience inoubliable. Hélas, depuis que j’écrivais ces lignes (vite après notre retour), elle a brûlé ; je fais aujourd’hui à mon texte originel une correction qui m’emplit de tristesse.
Et ce n’est pas la seule innovation. Nous avons maintenant une section trail et VTT (Dominique), qui attire beaucoup de jeunes. Signalons que nous devons à notre nouvelle équipe d’administratifs (Dominique et Philippe) l’achat il y a environ deux ans d’un minibus de neuf places dont nous aurions maintenant bien du mal à nous passer, même si cet investissement a d’abord pu faire peur. C’est encore à Anne-C et à la jeune garde que nous devons notre première soirée dédiée à la vente de matériel d’occasion par les membres du club, qui vit fleurir cintres et cordelettes devant les vitrines de la bibliothèque. (Merci, Laurent, de laisser un peu de place aux autres !) Réjouissons-nous aussi de l’arrivée de nouveaux encadrants en rando et en ski, jeunes ou moins jeunes : Jean-Marc, Fanny, Martine, Didier, bientôt Alain, et d’autres encore. Sans compter ceux que je n’ai pas cités. Ne l’oublions pas : sans encadrants, pas de collectives, et sans collectives, pas de club ! Il me reste le plus agréable : remercier Patrick et Anne-C, qui ont pris en charge toute l’organisation; lourde tâche, comme en témoignent les réunions du Comité Directeur et les échanges de courriers jusqu’à la dernière minute : ça fait tout drôle de se faire servir quand on est encadrant bénévole !
Gilles DUVAL
Club Alpin de Bordeaux

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